Le salon de l'enclave présente Pisano et Evangelisti
Eduardo Pisano 1912 - 1986

Eduardo Pisano est l’un des plus anciens et dignes représentants de l’Ecole espagnole dite « de Paris ».L’artiste est mort, en avril 1986, à Montmorency.
Né en 1912 à Torrelavega (Cantabrie) en Espagne du Nord, non loin de Santander, il aurait pu, comme ses parents, hortifloriculteurs, vendre des fleurs en couronnes pour mariages ou enterrements. Mais, c’est à l’Ecole des Arts et Métiers de sa ville, dirigée par un maître qu’il célébrera toujours : don Hermilio Alcalde del Rio, qu’il fera (après les travaux agricoles de la journée) ses premiers apprentissages d’artiste. Il prit ensuite, à 18 ans, le chemin de Madrid où, à l’Ecole des Arts graphiques, il s’initia durant trois ans aux techniques de la gravure.
Techniques qu’il abandonna plus tard pour la peinture tant se révélât forte son attirance vers la couleur. En 1933, à 21 ans, il est appelé sous les drapeaux. Surviennent la guerre civile espagnole, puis la Seconde Guerre mondiale qui obligent le peintre à 12 ans « d’inaction » sous l’uniforme. Années de malheurs, de privations, d’internements dans les sinistres camps « d’accueil » en France, suivies par trois années plus dures encore où il se retrouve travailleur forcé à l’édification du Mur de l’Atlantique. A la Libération, il peut gagner Bordeaux et là, réalise, en 1946, ses premières expositions en France, l’une individuelle, et l’autre collective avec les artistes espagnols en exil ( Musée de Bordeaux sous la Présidence de Pablo Casals).
En 1947, il décide de gagner Paris, ce Paris « qui fait et défait les artistes » et qu’il ne quittera plus jusqu’à sa mort. Paris, pour Pisano, c’est le quartier de Montparnasse, et sa vie s’écoule entre son atelier « qui ne paye pas de mine », rue Vercingétorix, là où se retrouvent ses amis espagnols artistes : Oscar Dominguez, Antonio Quiros, Joaquin Peinado …, l’Atelier de Jacques Vidal encadreur de Picasso, Modigliani, Soutine, Léger …, le Sélect et la Coupole où, dans ces années-là, nous dit-il, on parlait encore d’art, Dans ces conditions difficiles, Pisano prend « à bras le coeur » son immense travail. Le passé exige de retrouver sa place, et, ainsi que vous le voyez sur les cimaises, dans une « explosion de couleurs », paysages, oiseaux, femmes, fleurs, clowns, scènes religieuses souvenirs si forts, si prégnants de son âme d’enfant, gagnent les toiles, le réjouissent un instant, lui font oublier l’autre passé, dramatique qu’il a vécu. Ce passé qui surgissait dans les oeuvres sombres jusqu’au noir, rauques, parfois dépouillées à l’extrême, d’une grande force, d’une grande beauté qu’il peignit juste après guerre, et qui, de temps en temps, assombrit encore sa peinture.
9 juillet au 15 août 2011 Rétrospective Eduardo Pisano
Château de Simiane Valréas
ouvert du mercredi au lundi de 10h à 12h et de 16h à 19h. Nocturne le jeudi 14 juillet jusqu’à 20h30
Fortuné Evangelisti Sculpteur

Son nom (Italien d'origine) l'a sans doute prédestiné dans le vie artisanale et artistique qu'il a choisie: celui d'une incroyable passion créatrice sublimant le métier de forgeron. Il s'appelle Fortuné Evangelisti. Grand blond comme peu d'Italiens de Naples ou de Sicile. Mais plutôt comme un noble florentin ou un frontalier des lacs du Nord. Il se veut « Méditerranéen de l'Estérel ».Pour vivre il est ferronnier artisan. Mais pour l'art (dont il vit aussi): il découpe, soude, assemble, avec un autre esprit, celui de l'inventivité ou de l'instinct créatif. Sa maîtrise particulière des métaux en feuilles l'amène à construire des sculptures monumentales et de forte expression. Le mariage des différents métaux et matériaux, tel que le verre donnent à ces créations des ouvertures et des transparences où s'expriment les jeux subtils de la lumière et des couleurs.
Né à Montauroux le 22 Janvier 1946
Autodidacte passionné
Travaille sur commande pour de nombreux privés
à Paris, sur la côte d’azur, à Porto Cervo et en Italie.
Toute de métal vêtue, il réalise Notre Dame d’Afrique à Théoule
9 juillet – 15 août 2011
à Valréas et à travers l’Enclave des Papes